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# Posté le mercredi 18 juin 2008 11:51

Au début, il y eu un collectif : des gens branchés, écoutant de la musique branchée dans des endroits brancs non, pas le Métropolis. Inspiré par les années 80 et la récup', leur look exagément coloré se fait vite remarquer – normal. Un blog et quelques articles dans Télérama plus tard, le Fluokids devient une mode, celle du fluo, reprise dans les clips et par les grands noms de la mode.


Forces : Primo le fluokid entretient sa forme. S'il aime porter le bandeau en éponge, la Freestyle et le t-shirt « Marathon de Sauvignac en Josace 1989 » rentré dans son jogging, ça n'est pas que pour le style, c'est aussi parce que c'est un grand sportif. Pour danser jusqu'au bout de la nuit glissé dans ses fuseaux léopard il doit faire de l'exercice et s'il rate la Danse Class de Colette, le DVD de Véronique et Davina, so 80's, l'aidera à se rattraper.
Secundo, le fluokid est social, il sort beaucoup et claque la bise à un tas d'amis qui seront prêts à l'aider en cas de conflit : citons Teki Latex, Yelle et le collectif Andréa Crews ou potentiellement 3 façons de se faire mettre la tête au carré sans les mains.

Faiblesses : La mode se démode... Et même les fluokids, s'ils veulent rester branchés, doivent déjà penser à une reconversion. Proposons-leur en vrac quelques solutions : ressortir le costard en V + sarouel façon MC Hammer, la poulaine ou la cotte de mailles.

# Posté le mercredi 18 juin 2008 13:07

Tu aime ceu look?



















Si t'aime pas alors tu fai koi ici? Et t'aime koi alors?

# Posté le mercredi 18 juin 2008 13:14

yelle yelle yelle yelle yelle yelle yelle yelle yelle

yelle yelle yelle yelle yelle  yelle yelle yelle yelle

yelle« JE VEUX TE VOIR, dans un film pornographique, en action avec ta bite, formes potatoes ou bien frite, pour tout savoir sur ton anatomie, ...»

Été 2005. C'est avec ces paroles enlevées, bien senties et cuisinées à la sauce électro-pop qui remuent du cul, qu'une jeune bretonne, Yelle, décide de répliquer aux textes un brin provocateurs du crew hip-hop TTC, dont Cuizinier est un des membres. Mis à disposition sur la page Myspace de Yelle, ce qui n'aurait pu n'être qu'un gag, déclenche un tourbillon digne d'un tsunami. 2000 écoutes en deux jours à peine, des déclarations enflammées venues du monde entier, des propositions de concert arrivées de pays qu'on ne saurait même pas situer sur un planisphère, des offres malhonnêtes des majors du disque (dont Source, label qui a accompagné l'explosion frenchtouch depuis ses débuts) qui ont bien compris qu'elles tiennent là un sacré morceau de chipie, et jolie de surcroît.
Originaire des Côtes d'Armor, où elle vit toujours, fille d'un musicien réputé en Bretagne, Yelle a grandi bercée par la musique. Elle suit des cours de piano, puis de comédie, fait partie de deux groupes qui ne dépasseront jamais le stade des répétitions, mais qu'importe : le virus du micro est là. Il y a cinq ans, lors d'une soirée chamalows, elle fait la connaissance de GrandMarnier, jeune musicien et producteur, qui traîne entre son propre groupe et sa chambre d'étudiant, où il triture des beats sur son ordinateur. Un bidouilleur des machines, qui, malgré une adolescence à écouter à fond du rock, s'est tourné vers l'électronique grâce au parrainage des Beastie Boys, Pour s'amuser l'espiègle Yelle pose sa voix sur les maquettes de GrandMarnier, et le mélange entre les boucles électroniques du garçon et la voix mi-chantée, mi-rappée de la Lolita fonctionne si bien, qu'ils se retrouvent naturellement à composer de l'électro-pop, et en français SVP. Une voix en or est dans la place.

Pour son premier concert à l'automne 2006, Yelle, qui décidément n'a pas froid aux yeux, est accueillie par le Paris Paris, le fief de la branchitude parisienne, qui attend au tournant les rimes acides et les boucles extasiées de la jeune provinciale. Et, fort d'un live plus rock et rentre-dedans, c'est le succès avec un dancefloor entier qui reprend en ch½ur les paroles de « Je veux te voir », devenu en quelques mois un tube culte des dancefloors à Paris , Londres, New york ... Désormais rodée à la scène avec ses collants fluos, la brune qui ne compte pas pour des prunes annonce l'été en beauté avec un premier album où une certaine nostalgie pour l'époque dorée de l'électro-pop frenchie (les Daho, Elli & Jacno, Alain Chamford,Taxi Girl ou Lio) est reliftée avec groove et finesse en une booty-pop mis au profit des états d'âme d'une fille parfaitement à l'aise dans son époque et au caractère bien trempé.

Ainsi « 85A » - à la mélodie très « Banana Split » – est un éloge aux petits seins (« Pamela ne m'a jamais donné confiance en moi de ce côté-là. Heureusement que Jane Birkin a beaucoup plus de classe que ça. »). « Les femmes » évoque avec malice la tentation lesbienne, pendant que « Mon meilleur ami », aux synthés sautillants, est un hymne à la gloire du godemiché (« Tu es tout petit, mon meilleur ami, je t'emmène avec moi partout où je suis. Je te parle comme à un homme doux et sensible, la seule chose qui m'agace est de changer les piles.») Sans nostalgie aucune (« Je chante en français des années 80, je n'aime pas le passé, mais c'était bien quand même » déclare-t-elle dans « Amour du Sol »), Yelle joue la carte d'une féminité décomplexée. Une féminité libérée des carcans castrateurs du féminisme des années 70, qui parle aussi bien de sexe que de jogging, des garçons qui lui tournent la tête que de ses meilleures copines. Yelle, chipie jusqu'au bout des ongles, jouant autant de son espièglerie que de ses clins d'oeils, porte un regard lucide sur le monde qui l'entoure. Jeune et jolie, trublion explosif d'une scène pop française trop formatée, bête de scène au phrasé désormais inimitable, Yelle, du côté de sa Bretagne natale, incarne à elle seule la relève idéale d'un girl power déba rrassée de son agressivité au profit d'un sens de la formule qui fait mouche à tous les coups. Mais surtout d'un second degré et d'une décomplexion salutaire qui la voit reprendre sans ciller, la tête haute, l'anthem 80 « A cause des garçons ». Une cover dont la puissance et l'insouciance pop sentent le tube de l'été à plein nez et le sourire dans les yeux. Allez, tous en choeur : "A cause des garçons, on met des bas nylons, on se crêpe le chignon, à cause des garçons et du qu'en dira-t-on, on pleure sur tous les tons, à cause des garçons..."






XDzaDza si t'aime pas di le moi, et si tu aime lache ton comx !

# Posté le mercredi 18 juin 2008 13:24

Pendant un été, celui de 2007, on à beaucoup parle d'un look, Le look Fluokids.

Vous savez, ces etres vingtenaires issus de l'internet, qui, a grand coups de croix fluos, de t-shirts customizes, de photos provocs de bombshells frangees en American Apparel ont cree une nouvelle esthetique sexy , pointue et branchee, forcement exclusive, a la fois completement wild et sensible. On dit que leur blog est devenu le symbole de toute une generation, desinhibee et consciente qu'il faudrait peut-etre penser a revoir le parallelisme d'un monde qui ne tient plus trop la route.

Ils ont ete les initiateurs d'une nouvelle recherche musicale et culturelle, poussant a la creativite individuelle, recherchant l'exclusivite de remix musicaux decapants et de visuels accrocheurs. Ils ont fonde la Blog House, cette communaute de consommateurs de musique insatiables, qui depuis fin 2005 relaient a coup de liens HTML les meilleurs remix des derniers morceaux pop, parcourant la planete de clicks en clicks, de Los Angeles a Sydney. Nes trop tards dans un siecle trop vieux, comme dirait l'autre, ces nu-romantiques deshinibes ont plante le decor et lance le son d'une generation plutot indecise sur ses gouts. Pop, disco, french-touch ,techno, funk et hip-hop , ils font revivre et triturent le siecle passe en creeant le buzz dans un milieu musical plutot formate par les majors. On les a critiques, forcement, et les Justice qui en profitent pour sortir une ligne de fringues (2 vestes en cuir et 2 paires de pantalons, ca ne vous rappelle pas le minimalisme vestimentaire des deux robots les plus connus de la planete?), ca nous sort par les yeux mais que voulez-vous, il y bien longtemps que le mot ART pour lui meme n'a plus aucun sens. Autant dire, gratuit. Ca voulait dire quoi, deja, gratuit ?

Au niveau style, le look Fluokids est plutot passe inapercu : a part quelques soirees parisiennes legerement colorees, un t-shirt H&M copie sur les creations de Henry Holland porte par la tres hype Agyness Deyn, et qui a la fin de l'ete etait toujours en toutes les tailles dans tous les magasins de France et de Navarre, circulez, y'a rien a voir.
Si le courant musical est ne en France avec des groupes comme Justice et le label Ed Bangers, la releve Nu-Rave (ou New-Rave) vient d'Angleterre, avec des jeunes createurs completement dejantes comme Carri Mundane (cf photo dessous) ou des groupes comme les Klaxons. D'un point de vue Francais on dira, comme d'habitude, que l'extravagance (plutot pejoratif en Francais) vient de l'autre cote de la Manche. On ne retient souvent de l'Angeleterre que ces filles pales , molles et court-vetues et avec un sens du vulgaire tres developpe. Mais n'oublions pas que l'Angleterre reste sans concession le foyer des tendances les plus creatives, je pense ici a la papesse du punk Vivienne Westwood, au pirate ethnique John Galliano mais aussi a la nouvelle genereation des Giles, Jeremy Scott et Gareth Pugh qui renouvellent sans cesse la notion du "portable", des proportions et du bon gout.

# Posté le mercredi 18 juin 2008 13:31